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Tome second.
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exactement rond par ce seul moyen, ni d’uoc épaisseur égale dans toutefa circonférence, mais I’Accoutrear le répare & l’arrondit, en y faisant tournerune douzaine de ses pointes toujours déplus fines en plus fines, tant par lecôté de l’entrée, que par le côté opposé , qui se nomme l'œil du trou.

Après une quinzaine de trous de ter employés dans le sens ordinaire à tirerle trait d’argent, on le fait entrer par l'œil des trous suivans, asm de le net-toyer entièrement de l’enduitde cire qui le fair paroître d’une couleur plombée j& dès ce premier œiljufqu’à la fin du tirage, on ne le cire plus, à moinsqu’en le voyant extrêmement brillant, on ne juge que son frottement, alorstrop immédiat contre les parois du trou, pourroit le faire rompre: en ce cason le touche trcs-légéremenc avec un petit bâton de fusain , faiblement enduitde cire adoucie par un peu de suif.

On ne tire point le trait doré par l'œil du trou, parce qu’il pourroit écorcherl’or ouïe faire rebrousser; & si l’on est obligé de le faire une fois ou deux feu-lement, c’est qu’on juge qu’il est nécessaire d’ôter le trop de cire qui le ternit.

On exige de la parc dçs Tourneuses une grande attention dans le dé-vuidange du trait au grand rouçt , lorsqu’on, l’ôte des grandes bobinespour le mettre fur les roquettes ; ce qui fe répété à chaque trou du fer :elles doivent diriger ce trait avec l’index de la main gauche, de telle fortequ’il ne fasse point d’anneaux fur cette roquette, parce que ces anneaux ve-nant à fe dérouler, brouilleroient le trait : elles appellent cette faute d’atten-tion , faire un chapeau, parce qu’autrefois elles étoient condamnées à de petitesamendes, qui rassemblées, etoient employées à l’achat d’un chapeau pour le'fils de leur Maître.

Le précaton est encore une manivelle qui sert à tourner les grandes bobinesferrées : elle n’est plus d’usage après les cinq premiers trous du fer, & commealors on employé des bobines plus légeres, à la place de la manivelle, la Tour-neuse fe sert d’un poinçon court emmanché de buis, qu’elle met dans de pe-tits trous excentriques , percés à peu de profondeur fur le plan supérieur deces grandes bobines qui ne font point serrées ; elles les font tourner par unsimple mouvement du poignet; ce qui prouve qu’il faut très-peu de force pourtirer les traits d’argent par les trous du fer , quand il est parvenu à une cer-taine ténuité.

C’est par la ténuité ou finesse du trait que se régie la différence de son prix,au moins quant au trait qui n’est pas doré. 11 y en a six indiqués par les chiffresi. i. z. 4. z. 6. Sans addition d’un P. y elles dénotent des grollêurs de trait,dont la lame, en sortant du moulin àécacher, est employée comme elle setrouve sans être filée ou roulée fur foye : ces grosseurs font nommées ,fansqualité ; les six autres plus déliées font indiquées par les numéros ì.P. 1. P.3. P. 4. P. 5. P. s.P ; e li es lonr qpmmées qualités finies,parce que leur lame