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sont quarrées dans tout le teste de leur longueur, & leur extrémité est ré-duite fur le moule en pyramides quarrées à angles tranchans, & plus ou moinsalongées : cet Ouvrier place la petite pointe ronde qui est à l’extrcmité d u rou-leau , dans un trou plus profond , fait à un bouton de fer enfoncé dans fouétabli , dont il est clevé d’environ un pouce Sc demi ; puis mettant la pointade la pyramide dans les trous déja perces du fer , il passe la main droite enlong fur le rouleau de cette espèce de forret ; ce qui le fait tourner presqueaussi vîte que s’il fe servoit d’un archet : il pastè l'une après l’autre, sept ouhuit de ces pyramides, ou écariísoirs, & quelquefois davantage , commençantpar la plus courte, Sc par conséquent la plus grosse, pour évaser leurrée dutrou, Sc successivement par de plus alongées, pour rendre ce trou conique ;11 en fait tomber ce qui sc coupe en frappant la petite filière fur un tas ar-rondi en goutte de suif, qui lui sert encore à d’autres usages dont il fera parlé ;enfin il nettoye le rrou ajusté ou accoutré avec un morceau de bois de fusain ,taillé en pointe quarrée : il essaye à plusieurs fois quel est l’alongement qu®le trou donne au trait qu’on y fait passer , en le tirant avec une pince , & seservant d une petite jauge ou lamed’acier : Sc quand il s’est asluré quune lon-gueur de ce trait de vingt-huit lignes s’est alongée jusqu’à trente-cinq, c’est-à-dire ,d'un quart, il rend la roquette Sc la petite filière à la Tourneuse: cetrou n’cst alors ni trop ni trop peu comprimant ; on n’exige pas un alonge-ment de vingt-huit à trente-cinq lignes à chaque trou du fer , lorsque cette fi-lière sert actuellement au trait doré, parce que la trop grande compression pour-roic ecorcher l’or Sc découvrir largeur qui en est enveloppé ; on se contented’un alongement de vingt-cinq à trente lignes ; Sc pour cela on fe sert d’uneautre jauge; mais pour réduire ce trait dore à la ténuité qui lui convient, icelle qui pour ce trait est réputée la plus grande , on le passe par un plus grandnombre de trous,asin de ne pas endommager la dorure. On volt par cettedescription que les Tireurs d’or doivent être assurés de l’habileté de cet Ou-vrier : fa maladresse ou son inattention peuvent occasionner beaucoup de dé-chets, c’est-à-dire des ruptures de traits très-fréquentes, qui ne viendroientpas toujours de l’aigteur de la matière. Les trous du/tr s’élargissent: pour lesrétrécir, l'Accoutnur prend de la main gauche cette petite filière , il la posefur le ras arrondi dont on vient de parler, Sc ayant le pouce de cette mainrevêtu d’un dez d’acier, fait en forme d’un ancien éc® d’armoiiie ; la pointede ce dez dirige autour du petit trou tous les coups dont il frappe circulaire-ment avec la panne arrondie d’un petit marteau qu’il tient de la main droite.Tous ces coups répétés, autant qu’il est nécellaire, tombent fur un disque d’en-viron deux lignes Sc demie, dont le petit trou est le centre. On conçoit aisé-ment que le rapprochement des parties autour de ce centre ne peut se faireavec une égalité parfaite , Sc que par conséquent le petit trou ne peut devenir