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Ce n’est plus aujourd’hui qu’une désignation d’une somme de compte qui«st opposée à celle qu’on nomme parisis.
La Monnoie parisis étoit plus Forte d’un quart que la Monnoie tournois,ensorte que cent livres parisis valoient cent vingt-cinq livres tournois.
On s’est servi en France dans les comptes Sc dans les contrats de cesdeux sortes de Monnoies jusques fous le régne de Louis XIV , où la Mon-«oie parisis a été abolie; on ne se sert plus dans les comptes que de la Mon-noie tournois : cette différente vient de celle qui étoit autrefois entre les Mon-noies de Tours êc de Paris. On lit dans Ménage qu’il y avoit de gros tour-nois Sc d’autresgros parisis, dont la différence se remarquoitpar le nombre defleurs de lys autour de leur légende ; les tournois en avoienc douze , Sc leaparisis quinze ; ce mot ne sert plus que pour ôter ['équivoque du mot dolivres , asin qu’on ne prenne pas pour un poids ce qui n’est qu’une Monnoie ;car on ne dit pas cent francs tournois, mais cent livres tournois.
Dans un Traité de Paix fait à Laponne , le 13 Juillet 1689, entre Philippe-le-Bel & le Roi de Castille, il est parlé des Monnoies qui avoient cours enj 220, parmi lesquelles il est fait mention de lurones nìgri & de turontsatgentci.
TRAITE , en terme de Monnoie, se dit de tout ce qui s'ajoute au prixnaturel des métaux qu’on employé à la fabrication des espèces , soit pour lesremèdes de poids Sc de loi, soit pour les droits de seigneuriage Sc de bras-sage ; il signifie plus que le rendage qui ne comprend que le seigneuriageSc le braíïage.
On se sert encore de ce terme quand on fait fabriquer une fi grande quan-tité de billon Sc de cuivre, qu’on le fait entrer dans le commerce aulieu debonnes espèces.
TRAITE, se dit encore de la quantité de matière qu’on retient en naturedans les Hôtels des Monnoies à ceux qui y portent des matières destinéesà être converties en Monnoies; c’est fur quoi se prennent les frais de fabri-cation qu’on appelle brajfage, Sc le bénclîce du Prince qu’on nomme J'à-gneuriage.
On entend auífi par ce mot la différence du prix à la valeur, ou entre ceque les matières converties en Monnoie produisent, Sc ce qu’elles ont étépayées.
Pour entendre ceci, il faut soustraire le prix du marc courant, de la valeur dumarc courant, Sc le prix du marc de fin, de la valeur du marc de fin ; mais cettedifférence provient de plusieurs combinaisons. Pour éclaircir cette proposition,considérons les fols fabriqués en exécution île l’Edit du mois d Octobre 1738.
Comme le marc effectif des anciens fols se paye toujours 9 livres 1 8 fols11 deniers , de quelque façon que les remèdes de poids 01} de loi se trouvent