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L’uniquc moyen ponr faire que le transport des espèces ne puisse nuireau Royaume, Sc pour empêcher autant qu’ilse peut le surluusseraent de leurprix , c'elì, après s'ètre égalé en honne proportion de I or Le de fardent avecfes voisins, de décrier Sc défendre le cours à la pièce de toutes les fortesd’efpèces étrangères ; on doit empêcher par toutes fortes de moyens le transportdes espèces de Monnoies Sc de l’or Sc dr 1 argent dans les Rays étrangers j ondoit par la même raison attirer par toutes fortes de moyen s dans le RoyaumeLe<r. se- ies espèces de Monnoies, & l’or Sc 1 argent de nos voisins ; non folum Bar-eundâ. CoJ. baris aurum minime prxbeatur ,sed eliarnJi apuí cos inventum fuerit ,jubùlie Comac. all j' iTíltUr ' ln „ tn \ 0 -^scd jl ultirius aurum pro mancìp'ùs vel quibufcumque spe-ciebus ad Barbariem fuerit tranjlatum à mercatoribus , non tam Jamnis , Je dsuppliciés fubjugentur , &sjudcx id repertum non vindicat , cogéré ut conscius cri-minosce fefìinat. Les Romains appelloient Barbares leurs ennemis, Sc les Rou-pies qui n’étoient pas fous leur domination.
Quoique lebien du Royaume demande qu’il y ait commerce avec les Etran-gers , cependant on doit prendre garde que nous ne prenions d’eux plus qu’ilsne prennent de nous , puisque nous serions obligés de leur donner plus denos espèces qu’ils ne nous en donneroient j insensiblement ils deviendraientriches de nos richesses, Sc notre or & leur argent leur resteraient.
Les Etrangers ne peuvent attirer chez eux nos espèces de Monnoies , quelorsqu’elles diffèrent de leurs espèces en bonté intérieure ou en prix j lorsquenos espèces d’or ou d argent font à un titre plus fin que les leurs, ou qu’ellesfont plus cheres, ils trouvent le moyen de les avoir pour le prix des marchan-dises qu’ils nous fournissent. Ils vendent leurs marchandises plus cher ; nosMarchands qui les achetent plus chèrement, les vendent en France à un prixplus haut, Sc s’ils payent nos espèces de Monnoies par leurs espèces , c’eíttoujours avec un profit très-coníidérable pour eux , puiíqu’ils nous rendentmoins d’or Sc d’argenr que nous ne leur en avons donné.
On a eu dessein autrefois, pour empêcher le transport des espèces, de nepermettre le commerce avec les Etrangers que par échange en donnant mar-chandises pour marchandises ; on n’a point cru devoir en France fe servir dece moyen, puisque les François envoyant plus de Marchandises chez les Etrau-Extrait g ers c l u ^ s n en reçoivent d’eux.
d'un Mé- Le transport n’est pas si dommageable à l’JEtac qu’on le publie , quand 011sentíT a î est en bonne proportion de l’or & de l argeur avec ses voisins , Sc que lesReine, le 1 j espèces qui y ont cours font justement évaluées fur le prix du marc d’or &Jativ. 1614. t }’ ar g ent an: £ t è p ar J e s Ordonnances, enferre que les unes fe peuvent acheterpar les autres.
Si les Négocians Se Courtiers de Monnoies portoient aux Pays étrangersles espèces d’or qui feraient à bon marché parmi nous pour les contrechangcr,