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Seconde partie.
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des Rois de France de la troisième Race.

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le nom de Journée des Barricades. Le Roi ne croyant point sa personne en fureté à Paris, sort de la ville le i 3 ,va coucher à Trape , & se rend à Chartres; ensuite à Rouen , où il passe presque tout leté. II y conclut aumois de Juillet , le Traité de Réunion , par lequel il sc déclare chef de la ligue. Le Duc de Savoye , à qui leRoi avoir cédé Pigneroles, lorsqu'il pailâ par ses Etats pour revenir de Pologne en f rance , profitant destroubles de la France , s’emparc du Marquisat de Saluées. Le Roi part sur la fin de Septembre , pour tenir lesEtats à Blois. La premiere séance sc tient le 1 6 d’Oélobre. Le Duc de Guise est massacré par ordre du Roi le x 3de Décembre , Sc le Cardinal son frère le lendemain. Le Prince de Joinville fils du Duc de Guise , le Cardinalde Bourbon, Sc quelques autres chefs de la ligue , font en méme tems arrêtés.

Lan 1589 , la Reine Mere meurt au Château de Blois le 3 Janvier, âgée de 6 1 ans. Les ligueurs , bienloin d'êtrc abbatusjiar la mort de leurs chefs, n’cn deviennent que plus furieux. Paris s'étoit déja révolté Scavoir pris les armes a la premiere nouvelle de la mort des Guises. II n’y eut point d’outrage qui ne fussent faits àla Majesté Royale , dans les libelles , dans les prédications , au tribunal même de la Pénitence , où lesConfesseurs refusoienc l’absolution à ceux qui reconnoissoient le Roi Henri pour leur Prince légitime. LaSorbonne subjuguée par les ligueurs , approuva ces attentats par des décisions , contre lesquelles il y eutcependant réclamation de la part de quelques-uns de ses Docteurs. Le 16 Janvier 130 Membres du Parle-ment , le Premier Président â la tête , sont mis à la Bastille par les ligueurs, qui forment un nouveauParlement. Jamais la France ne fut réduite dans un si triste état qu’elle le fut alors ; déchirée , d une part,par les Huguenots révoltés contre l’Eglife , & de lautre , par les Catholiques conduits par un zélé aveugle ,& soulevés contre leur légitime Souverain. Quantité de villes du Royaume imitant le funeste exemple dede la Capitale , se révoltent contre leur Souverain ; à Toulouse , le Premier Président Duranti, Magistratrespectable , attaché à la Religion & au Roi , est massacré le 1 o Février , avec d'Affis son frere , par les ligueurs,maîtres de la ville. Le 11 de ce mois, le Duc de Mayenne frere du Duc de Guise , arrive â Paris , se metà la tête de la ligue , Sc est fait chef du Conseil général de l Union. Le Roi transfère le Parlement de Paris àTours, Sc se rend dans cette ville. l/extrémité où il se trouve réduit, l’oblige malgré lui à s’appuyer duparti des Huguenots , Sc à traiter avec le Roi de Navarre. Les deux Rois conviennent au mois d’Avril d’unetrêve d’un an , & ont ensuite une entrevue près de Tours le 30 de cerriois. Le 17 de Mai les ligueurs sont défaitsdevant Senlis, Sc obligés de lever le siège. L’armée Royale , après avoir fait de grands progrès fur les côtes de laLoire , s'avance vers Paris pou r en faire le siège. Le Roi s étant rendu maître du Pont de S. Clou le 31 de Juillet,y établit son quartier. Le premier d'Août il est blessé d'un cou de poignard au bas ventre , par Jacques Clément,Sc meurt le lendemain de fa blessure , âgé de 3 7 ans 1 o mois Sc 14 jours , après un régné de 14 ans y mois & 10jours depuis son sacre. Henri ne laissa point d’cnfans de Louise de Vaudcmont son épouse, Sc la Maison de Valoislut éteinte en lui. Ce Prince s’étoit fait une belle réputation n’étant que Duc d’Anjou , mais il ne la soutint pointsur le Trône , quoiqu’il eût réellement d’exccllentes qualités. Si jamais il ne fùt parvenu à la Couronne , il eûtpassé pour un Prince des plus dignes de la porter.

HENRI IV, d

1389. Henri IV, né au Château de Pau enBearn , le r 3 Décembre 1333, d’Antoine de Bourbon,Duc de Vandóme, Sc de Jeanne d’Albrct , descen-dant de Robert de France Comte de Clermont , cin-quième fils de Saint Louis, succède à Henri III ,comme son plus proche héritier , Sc reçoit lc 4 d’Aoûtle serment de fidélité de presque tous les Seigneurs,qui étoient dans l’armée, après avoir promis solcmnel-lementde maintenir la Religion Catholique , de s’enfaire instruire , & de ne permettre l’cxcrcice de la pré-tendue réformée que suivant les Edits du feu Roi. Mal-gré cette déclaration du Roi Henri IV , dont le droità la Couronne de France , étoit Tailleurs incontesta-ble , les Ligueurs refusent de le reconnoître , & seportent aux derniers excès. La détestable doctrine ditTyrannicide, comme l’appcllc avec raison le P. Da-niel , est précitée Sc enseignée publiquement ; & lescélérat, qui avoir trempé ses mains sacrilèges dansle sang de son Souverain , qualifié de martyr. Le Roi

it LE GRAND.

Saint Louis,

Robert de France , Comte de Clermont Sc Sei-gneur de Bourbon,

Louis de Bourbon,

Jacques de Bourbon, Comte de la Mar-che , Chef de la Branche de Bourbon-Vendôme ,

Jean de Bourbon, Comte de la Marche,

Louis de Bourbon, Comte de V endôme ,

Jean de Bourbon, Comte de Vendôme ,

François de Bourbon, Comte de Ven-dôme ,

Charles de Bourbon, Duc de Vendôme ,

Antoine de Bourbon, Duc de Vendôme ,Roi de Navarre, Pere d’H e n R 1 IV.

après avoir tenté inutilement un accommodement ,leve le siège de Paris, Sc va en Normandie, où le Commandant de Dieppe lui remet la ville. Le Duc de Mayennese met à la tête de 3 0000 hommes pour combattre le Roi : il attaque le 16 de Septembre le faubourg de Polet,