des Ducs de Bourgogne. 587
coniistoient à confesser tju'il avoic mal fait cn faisant aífallìner le Duc d’Orléans: 2°. à demander pardon aujeune Duc d’Orléans: à s'abstenir pendant quelques années de venir cn Cour. Le Duc le refuse. La Du-
chesse d’Orléans étant morte à Blois le 4 Décembre , la paix devint plus aisée à faire entre les Maisonsd’Orléans & de Bourgogne ; fie elle est conclue dans TEghsc Cathédrale de Chartres le 9 Mars ( 1409. ; LeRoi pardonne au Duc de Bourgogne ; le Duc d'Orléans fie le Comte de Vertus ion frété acquiescent au pardon ,avec promesse confirmée par serment de ne jamais lien faire de contraire. L’an 1409 le 27 Décembre , lagarde fie le gouvernement du Dauphin font confiés au Duc de Bourgogne. Voyez. dans la Liste des Rois de France ,Charles VI, page 511 , les années 1411 , 1412, 141; V> fui-v.
L’an 1414 , Le Duc de Bourgogne ayant appris que TEvcquc de Paris fie l’Univeríité , à la poursuite de JeanGeríon, avoient condamné la doctrine avancée pour justifier Tastâssmat du Duc d'Orléans , en appelle au Pape,fie envoyé le 14 Juin , Nicolas Sarrazin signifier son appel aux villes de Flandres : cet appel est reçu à Rome,fie la Sentence de l’Eveque de Paris y est cassée fie annullée : l'Evéque offensé en appelle au Concile de Con-stance , où Tassasse fut discutée avec beaucoup de chaleur, de part fie d’autre ; maïs le crédit du Duc deBourgogne, qui envoya jusqu a trois Ambaílades à ce Concile , empêcha que la détestable doctrine de JeanPetit ne reçût toute la flétrissure qu’clle méritoit.
L’an 1415 , le Duc Jean se prépare à aller au secours du Roi contre les Anglois , & apprend la triste nou-velle de la funeste bataille d'Azincour, dans laquelle le Duc de Brabant Sc le Comte dc Nevers ses frétésavoient été tués : il marche à la tête de ses Gens-d’armes, dans le dessein de vanger leur mort, fie reçoitétant à Chatillon fur Seine une défense de la part du Roi de passer outre 8c dc venir à Paris. Malgré lesordres réitérés du Roi, il continue fa route , fie vient à Lagny, où il établit son logement : Sc pendant deuxmois de séjour dans cette ville, il envoye en Cour plusieurs Ambassades fans pouvoir rien obtenir, Sc seretire en Flandres.
L’an 1416, le Duc Jean s’étant rendu à Calais, au mois d’Octobre, a pendant 6 jours des conférencesavec TEmpereur fie le Roi d’Angleterre , pour concerter les moyens de faire la paix entre TAnglcterre fie laFrance : mais TAnglois porta si haut ses prétentions, que la négociation dc TEmpereur fie du Duc fut inu-tile : la fidélité du Duc , ne put être ébranlée , selon D. Plancher , par les propositions avantageuses , quelui fit le Roi d’Angleterrc pour Tengagcr dans ses intérêts. Néanmoins les Actes publics d’Angleterre , cités parThoiras, T. IX. p. 394. contiennent un traité entre le Roi Henri Sc le Duc Jean , par lequel celui-ci reconnoîtHenri pour Roi de France, Sc promet d’étre attaché à ses intérêts. Voyez .Henri V , dansla Liste des Roisd'An-gleterre.
L’an 1417 , le Duc publie le 2y Avril, des Manifestes pour la réformation dc I’Etat; fie part d’Arras,au commencement d’Août, à la tête de son armée pour venir cn France. La plupart des villes du Royaumeapplaudissent aux projets de réformation , Sc se déclarent pour le Duc : il arrive aux environs dc Paris dans lemois de Septembre , Sc en décampe fur la fin du même mois : il assiège Montlhcri, dont il sc rend maîtreen peu de tems : le 8 d’Octobre , il adresse une Lettre à toutes les villes du Royaume ( à laquelle il joint unedéclaration donnée par le Collège des Cardinaux , qui Tautorise à se rendre maître du Gouvernement, leRoi en étant incapable par sa maladie , fie le Dauphin par son bas-âge ) Sc les invite à envoyer chacunedeux nobles personnes , pour délibérer fur ce qu’il y a à faire , pour rétablir le bon ordre dans l’Erar. Surla fin d’Octobre, il levé le siège dc Corbeil , fe rend le 2 Novembre à Tours, à lapricre de la Reine qui yétoit reléguée, fie délivre cette Princesse. La Reine reconnut bien ce service dans la fuite, Sc profitant desPatentes passées au Conseil du Roi, qui lui dèféroient le Gouvernement pendant sa maladie , elle établit le DucGouverneur du Royaume par des Lettres datées de Blois le r o Janvier (1428.)
L’an 1418 le 2 6 Avril, le Duc reçoit à Dijon les Cardinaux des Ursins fie de Saint Marc envoyés par lePape Martin V , pour travailler à la paix du Royaume, Sc les fait conduire à Bray Sc à Montercau , où fetenoient des Conférences : il part dans le même tems pour Montbclliard, où le Roi des Romains devoir fetrouver. Les Plénipotentiaires des deux partis s’afíèmblcnt tous le 2? Mai , Sc conviennent unanimementd’un traité de paix contenu en 8 articles , qui sont lus fie publiés à saint Maur des Fossés. Le Connétabled’Armagnac chef du parti opposé au Duc de Bourgogne, s’opposo à la paix , Sc a bien-rôt sujet dc s’enrepentir. Le 29 Mai, environ l’heure de minuit, Guide Bar Baillis d’Auxois , le Sire de Chatelux , fie leSeigneur de Tlílc-Adam , tous trois Capitaines attachés au Duc de Bourgogne , sont introduits dans Parisavec leurs Gens-d’armes. Le Duc ayant appris cette nouvelle à Monbelliard , fe hâte de venir à Paris ; le 24de Juillet il y fait son entrée avec la Reine, va descendre à l’Hôtel S. Pol Sc est bien reçu du Roi, quilui rend sa confiance. Le 6 d’Octobre , le Roi casse par des Lettres patentes tout ce qui a été fait contre leDocteur Jean Petit apologiste du Duc de Bourgogne, fie désavoue les Ambassades envoyées en son nom auConcile de Constance , fie tout ce qu’avoient fait le Cardinal d’Ailly fie le Chancelier Gerson. Au commence-ment de Décembre , le Duc part avec le Roi, pour aller au secours de la ville de Rouen , assiégée depuis plusde six mois par les Anglois , fie réduite à la derniere extrémité ; mais il revient fur ses pas, aimant mieuxlaisser tomber cette ville au pouvoir des Anglois, que de sacrifier des injures personnelles au bien dc l’érat.
L’an 2419 , le Duc fait plusieurs voyages à M eu lan pendant les Conférences pour la paix, qui durent
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