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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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<( On peut dire avec certitude que l’agri-î) culture est arriérée dans tout pays où les» prairies sont à un prix exorbitant. Si les3 ) collines de craie e'toient couvertes, comme3 > elles devroient l’être, de sainfoin (1) , le)) prix des près diminueroit de moitié'. Quand)> les terres de labour ne fournissent ni choux,3 ) ni navets, ni pommes de terre pour la3 ) nourriture d’hiver des bestiaux, le foin est3 ) le seul article sur lequel on puisse compter.3) Si l’on ne connoît pas la valeur du trèfle,3 ) les prairies doivent être à un prix exor-3) bitant. L’on voit ici du premier coup-d’ceil3 ) la cause et les effets.

» Les prairies se louent partout fort cher3) en France , ce qui ne donne pas une idée3 ) favorable de l’agriculture du royaume.

)> Dans la culture gëne'rale des prairies, les3) arrosemens sont le point principal , et il3) n’y a guères plus d’un tiers des prairies du3) royaume qui soient arrose'es ; les dessèche-3) mens, le sarclage; l’aplanissement de la33 surface avec le rouleau , toutes ces ope-3) rations sontmal exécutées, excepté dans les» cantons arrosés; les desséchemens surtout» sont presque universellement négligés. »

(i) Connu dans ce pays sous le nom iïespareette.