( i5 )
Ainsi s’exprime Arthur Young , observateurattentif autant qu’habile cultivateur, dans sonVoyage en France pendant les années 1787,1788, 178g et 1790.
Ce reproche, bien mérité, fait à la France ,le seroit encore davantage aux cultivateursdes environs de Genève ; le prix excessif desfoins et des prairies en est une preuve in-contestable.
Quelles en sont les causes , et quels sontles moyens d’y remédier ? Les réponses à cesquestions sont l’objet de ce petit mémoire ,fait d’après les notes et observations que j’airecueillies pendant plusieurs années, en cul-tivant des terres près de Genève . Ces causessont :
i.° La rareté des prairies et la cherté deleur établissement; 2. 0 le peu de soins quel’on donne à celles déjà existantes; 3 .° laculture trop étendue des vignes; 4 .° la chertédes engrais et des blés ; 5 ." le genre de culture;6.° la nature du sol ; 7.* le climat.
En cherchant à détruire les diverses causesde la rareté des fourrages, et en fournissantd’autres moyens d’hiverner les bestiaux quecelui de l’usage du foin et de la paille , uni-quement employés dans çe pays , ce sera ,