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obliges d’acheter ou de mendier , et qu'ilauroit pu faire croître , taudis qu’il ne luiauroit fallu, pour se rendre recommandable,que de ne pas aller pendant quelques journéesd’hiver au cabaret , et employer ce temps àarracher ces buissons , ccs épines , cesbruyères , y mettre pendant un an ou deuxdes plantages, les remettre en suite en prairies,donner ainsi de l’aisance dans sa famille , etremplir son devoir envers la société’.
Je pourvois en dire autant de ceux quilaissent des portions de leurs prairies cou-vertes de joncs , de roseaux , d’herbes maré-cageuses, tandis que ces prairies anroient unepente suffisante pour les débarrasser, en yfaisant de bonnes tranchées , de ces eauxperfides qui sont entre deux terres, détériorentl’herbe, et rendent l’air malsain : on verroit,par ces soins , le foin devenir de bonnequalité et abondant , et l’air se purifier.Les fièvres qui attaquent fréquemment lesliabitans de certains villages , les maladiesépizootiques, le mauvais état de leurs bestiauxne sont, la plupart du temps, dûs qu’à cettenégligence des propriétaires ; qu’ils songentdonc à améliorer leur santé , celle de leurfamille , de leurs bestiaux, et par cela même