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bonne préparation , mais qui s’ane'antira dèsque la terre du champ se sera resserrée ;toujours est il vrai que cette prairie aura été'd’un grand secours pour pouvoir en établird’autres , et en attendant le rapport de cellesen fenasses, préférables sur les terres fortes.
Un obstacle à l’établissement des prairiesest, sans contredit , la trop grande multi-plication des vignes dans des terres ou dessituations qui leur sont souvent très-peu con-venables. Elles y donnent de bien mincesproduits de mauvaise qualité , et absorbentdes engrais qui en rendentlevin d’autant plusmauvais qu’on y en met davantage, engrais quiseroient employés bien plus utilement sur lesprairies , ou à en établir de nouvelles , oupour les plantes à sarcler.
Les coteaux pas trop élevés , les cscar-pemens de la plaine (1), dont le terrain n’estpas trop fort, exposés au Levant ou au Midi,
(1) Pourvu toutefois que , dans ces positions, dontla terre s’écoule si facilement à la moindre pluie, oucontraigne les vignerons à remonter, une fois l’annéeau moins, les terres du bas en haut : il vaudroit encore,mieux faire cette besogne deux fois, l’une après latroisième culture, et l’autre au premier printemps;satis cela ces terrains seront plusprofitahles en sainfoin.