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l’argent qu’ils dépensent en pays étranger ,l’engrais qu’ils 'y laissent , seroient tout auprofit de ceux de nos cultivateurs qui auroienteu le bon esprit de faire abonderles fourragessur leurs terres. C’est là l’industrie qui enrichitla plupart des fermes de la Suisse 5 ils vendentleur foin à la toise pour cire consomme' chezeux , le fumier leur reste , et le domaines’améliore tous les ans ; profitons du moinsde leur exemple , il y aura un avantage cer-tain pour le boucher et le cultivateur, et cetusage s’établira facilement au grand profit dudu pays et des fournisseurs. L’on remédieraainsi à une partie du mal, en soignant etréparant les vieilles prairies, et mieux encoreen en établissant de nouvelles.
Quelques personnes diront peut-être quele ble’ sera plus cher , et la paille plus rarelorsque les trois quarts d’une ferme actuel-lement toute en culture , seront mis enprairie ; c’est une erreur ; celui qui auraconverti 75 poses de champ en pré, sur 100qu’il cultivoit suivant l’ancienne pratiquedes ruineuses jachères, ou des semis répétésde grains blancs (1), comme le font quelques
(1) Opération qu’on appelle clans le pays refrachir.