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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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S’il eût fallu faire conduire ce fourrage desjardins à la ville , il en auroit coûte' au plustrois francs par chariot, et pour deux et demi,sept livres dix sous, mais il y auroit eu quatrecharriages pour les quatre re'coltes, ainsi je lesestimerai dix francs. Une pose de luzerne vousrendra donc, tous frais faits, i 32 livres, dansune position toute à l’avantage des jardins.Observez encore que je n’en ai estime lefourrage qu’à trois livres, tandis que, pendantles mêmes anne'es, les plus mauvais fourragese'toicnt, sur la place, entre cinq et huit francsle quintal -, si au lieu de conduire le foin à laville, vous le supposez consomme' sur place ,vous verrez que la luzernière, au lieu d’avoirune valeur égalé au jardin, en aura une biensupe'rieure.

Si l’un et l’autre ne sont pas susceptiblesd’arrosement , la luzerne , dont la racinepivotante la met à l’abri des atteintes de lasécheresse, aura un bien plus grand avantagesur le jardin , quoiqu’egalement rapprochesd’une ville 5 combien plus le calcul ne sera-t-il pas en faveur delà luzerne , si le domaineest éloigné' d’une ville ou d’un bourg !

C’est un fourrage dont la première recolleest admirable pour les chevaux ; jamais les