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labourages; mais il y dure trop peu pour yêtre profitable : sa graine est toujours chère,et on ne peut pas en semer moins de troisquintaux, poids de 18 onces, sur des terresde celte nature , pour garnir suffisammentla surface d’une pose, d’esparcette.
En gênerai, le sainfoin est peu difficile surla nature du terrain , pourvu qu’il soit sec ;je l’ai vu très - beau sur des champs dontle sol, de 5 ou 4 pouces d’épaisseur, de bonneterre végétale, reposoit sur du roc calcairetrès - déliteux , les racines cherchoient lesinterstices de la rocaille, pénétroient aussiprofondément qu’elles trouvoient quelqueintervalle , et alloient chercher , aussi loinqu’elles le pouvoient, le peu d’aliment que laterre végétale, que les pluies avoient fait pé-nétrer dans ces interstices , pouvoit fournir.
Cette prairie est d’autant plus recomman-dable que sans engraiselle donne un fourrageabondant et très-sain, ccqui la rend précieusepour commencer l’établissement des prés surtout sol sec et graveleux: avec son secours onparviendra ainsi à pouvoir en établir une plusgrande quantité de diverses espèces , et deleur faire de bonnes préparations, par la faci-lité de se procurer des engrais suffisans avecsoa secours.