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On recueille la graine sur les vieilles espâr-cettes, deux ou trois ans avant que de lesrompre (l); aussitôt que laplus grande partiedes graines d’en bas de l’épi sont mûres ( cequ’on reconnoît à la couleur de café qu’ellesprennent), on fauche, on transporte le four-rage, sur des draps, dans Je pré même, on lebat avec des baguettes, fourchée à fourchée,seulement ce qu’il est nécesaire pour fairetomber les graines mûres , sans que ce soitassez pour que celles qui ne le sont paspuissent tomber. On continue ainsi, et àmesure qu’on en a rempli des sacs, on latransporte dans des greniers bien aérés, onl’y étend très-mince , de crainte qu’elle nes’échauffe : cette graine fraîchement recueillieen est très - susceptible. On aura ainsi debonnes graines bien mûres, et de la levéçdesquelles on peut être assuré.
(t) J’en ai vu recueillir dès la seconde année; maiscette pratique est vicieuse; la formation de la grainefatigue la plante , et la prairie dure beaucoup moins ;il ne faut pas attendre non plus que les plantes soienttrop vieilles : lorsqu’on connoîl son terrain, on saitjusqu’à quel âge une prairie de cette espèce peutdurer abondante ; si c’est 10 ans, on laisse grener larécolte de la g. e année ; et, comme on le voit ci-dessuson prolonge sa durée ainsi jusqu’à 10 ou 12 ans.