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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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Je n’ai jamais setne pour Fourrage que lavesce du printemps; j’en ai fait des re'collesprodigieuses , qui m’ont été d’un grand se-cours, car il est aussi sain qu’abondant lorsqueia terre a été convenablement préparée.

Je donne un profond labour au premierprintemps , sur lequel je laisse pousser lesmauvaises herbes ; après les semailles desorges et avoines, je fais charrier tout le fumierque j’ai de disponible , sur le champ, à raisonde 12 ài4 gros chariots par pose; on l’épandet enfouit immédiatement par un labour peuprofond , qui enterre les mauvaises herbes.On sème ensuite une coupe et un quart (x)de pesettes noires, mêlées avec trois quartsd’avoine par pose , puis on herse et roule.

Lorsque les pesettes ont atteint 5 ou 4pouces d’élévation , je fais répandre unecoupe et demie de gvpse par pose.

Aussitôt qu’elles sont en fleur, il faut lesfaucher et faner comme le trèfle ou la lu-zerne; si lorsqu’elles sont coupées on prévoitde la pluie prochainement , il ne faut pasmettre la vesce en monceaux ou cuchets;

(i) Le quart d’avoine pèse i 5 à 20 livres, poidsde marc, suivant la qualité de l’avoine.

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