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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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près essais (1) ; je préféré citer les observationsdes^ultivateurs Anglois qui s’en sont le plusoccupés, dont les expériences ont donné desrésultats sur lesquels on peut compter , etdont je puis seulement assurer que j’ai re-connu toute la justesse. Les expériences queje cite ici ne sont point faites sur de petitsespaces; je prie le lecteur de se rappeler quel’acre Anglois est un espace à peu près doublede la pose de Genève , et qu’il ne faut pasconfondre des expériences de ce genre aveccelles qu’on nous présente si souvent, et qui

(1) Je dirai seulement que, sur un chaume defroment labouré à la bêche et bien nettoyé des mau-vaises herbes, je semai au printemps 10 livres, poidsde marc, pour une pose, avec l’essarde de jardinier,sur une terre plus forte que moyenne; la graine levatrès-clair, quoiqu’elle parut semée bien assez épaisse;je dois l’attribuer autant à la qualité de la graineachetée et par conséquent incertaine, qu’à la semailleàl’essarde, qui l’enterra peut-être trop profondément,sur-tout dans une terre de cette nature. La pimpre-nelle veut être très-peu enterrée. Je me déterminai àla laisser grener dès la première année; elle fut coupéeau commencement de juillet et au milieu d’août, lesgraines tombées pendant la cueillette avoient si bienlevé, sans hersage, que ma prairie fut parfaitementgarnie.

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