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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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( n5 )

n’ont été faites que sur quelques toises d’uncarreau de jardin.

« On a tant parle’ de la pimprenelle , que» M. r Coke en fil l’essai sur quarante acres ,« en y mêlant un peu de plantain à longues)) feuilles, et du trèfle blanc : le résultat ne» fut pas douteux ; ce champ servit de pâture» aux bêtes à cornes et aux moutons , qui)) mangèrent l’herbe aussi près de terre quei) le font les chevaux , dans les pâtures qui)> sont de leur goût. Ce fait prouve l’ex-» cellence de la pimprenelle, et confirme« l’opinion de M. r le Blanc, qui la considère)> comme un des meilleurs pâturages pour» les bêtes à laine ; leur préférence sur le» trèfle et le ray-grass est remarquable; si on» les conduit libres sur un champ , partie» pimprenelle , partie autre pâturage , ils)) reviennent avec empressement à la pim-prenelle. J’ai remarqué ce fait pendant trois» ou quatre jours chez M. r Coke, qui a fait» la même observation.

« L’aubergiste de la Couronne à Stook ,» avoit un acre de pimprenelle qui éloit en» coupe depuis trois ans; il l’avoit semé à la)) volée cl sarclé soigneusement, pour deux» gumées; elle a parfaitement réussi, car il a

II