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L’on remarquera que ce produit de plus de8 louis , quoique plus considérable que le fer-mage des meilleurs jardins , a été fait sur un solpeu propre à ce genre de culture , surtoutdans une année contraire à cette espèce deterrain , sur des éteules de blé sans fumier ;qu’il leur auroit fallu deux labourages , deuxhersages, un sarclage et deux houages de plus,et qu’alors en terrain convenable et bien fumé,la récolte auroit été triplée.
Je suis persuadé aussi que si j’avois fait con-sommer cette récolte par les bestiaux, chevauxou brebis , l’avantage auroit été bien plusconsidérable encore.
Je ne connois pas de chevaux mieux en état,plus vigoureux que ceux du Palatinat duRhin , où les paysans , depuis plus d’un siècle,sont dans l’habitude de nourrir leurs chevauxde carottes autant qu’ils le peuvent.
Dans l’espace de trois semaines, en Artois,j’ai rétabli par l’usage des carottes et fourragede pesettes , un cheval exténué par un longvoyage : il prit une chair ferme , du courage ,
en emploie pour bien rompre une pose de vigne; ainsi jene me trompe certainement pas en affirmant qu’avec cenombre de journées on fera l’arrachage dans des terresmême assez fortes, et en 8 ou to journées dans celleslégères et sablonneuses.