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ont besoin de l’ètre : je le vois avec grandplaisir se multiplier chaque jour dansnos fermes,ainsi que le semoir; nos cultivateurs sentent sibien tout le mérité de ces economiques instru-mens,que dans peu de temps toutes nos fermesen seront pourvues.
L’objet principal que je me suis propose' enparlant des fèves à propos des prairies, estcelui de faire connoître à nos fermiers l'avantagede.les recueillir plus tôt qu’ils ne le font, pourprofiter de leur fourrage ; car attendant lamaturité parfaite de toutes les gousses , lestiges ne leur servent qu’à faire une mauvaiselitière , et ils n’y gagnent pas plus de grain ,caries gousses les plus basses , qui atteignentles premières la maturité' , et sont toujourscelles qui portent les plus grosses fèves et lesplus farineuses, sont presque toutes les annéesperdues pour eux ; surtout si , pendant lamoisson il fait de grandes chaleurs , la gousses’éclate , et les graines se répandent sur le✓ terrain à pure perte , non qu’elles ne lèvent
avec les blés qu’on sème ordinairement aprèselles , mais comme on sème uniquement desfèves de printemps , celles de cette variété ,qui ont levé en automne périssent pendantl’hiver , dès les premières gelées.