Buch 
Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
Entstehung
Seite
231
JPEG-Download
 

( 23l )

Ala ve'rltë, on laisse bien rarement le tempsaux gousses les plus ëlevëes , de parvenir àmaturité' , et même plusieurs très-bon culti-vateurs cassent l’extrëmitê des tiges , pour quela sève se porte en entier au perfectionnementde celles du bas et du milieu des tiges , maison laisse trop long-temps les plantes attachéesà leurs racines. Il faut les couper dès que lespremières gousses commencent à noircir. Lesfeuilles qui seroient tombées et flétries dansun plus long retard , restent , si l’on se hâteà propos , attachées aux tiges, et contribuentà augmenter la quantité et améliorer la qualitédu fourrage qu’on donne à manger aux chevauxet aux bœufs , qui les aiment autant que lemeilleur herbage.

Lorsqu’elles sont coupées , on dresse lesjavelles dans le champ, en écartant le bas destiges , pour leur donner plus de base , afinqu’elles ne soient pqs culbutées par les vents ,et pour que l’air ct'le soleil achèvent de mûriret sécher les liges. Les fèves conserveront ainsicette couleur blanche , si favorable à la vente,et n’en seront pas moins farineuses. Il convientcependant délaisser quelques jours de plus sansles couper , celles qui sont destinées à servirde semence.