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premières coupées le seront ainsi plus d’une ,fois, ou du moins pourront encore être pâturéesavec avantage.
On sème dix livres de graines par pose ,comme de trèfle ; on passe un fagot d’épines,et ensuite un rouleau léger ; le fourrage étantcourt , on doit rendre la surface du terrainaussi unie que possible, pour faciliter le pâtu-rage ; les vaclies qu’on en nourrit donnentun lait abondant et sain ; les fermiers Flamandsen sèment habituellement quelques pièces ets’en trouvent très-bien.
C’est une récolte de secours, très-intéres-sante à se procurer dans un pays comme lenôtre , dont le climat rend les récoltes defourrage si variables.
J’exhorte les cultivateurs des environs deGenève à s’en procurer , j’en ai reconnul’utilité; la révolution de J 794 m’ayant dé-terminé à vendre ma campagne de Peissy , aseule été cause que je n’ai pas suivi les expé-riences que j’avois commencées sur cet herbageen 1795 , et poursuivies l’année suivante ;c’est certainement une prairie utile , promptedans sa végétation , et si elle n’est pas très-abondante , elle n’en est pas moins précieusepar la ressource qu’elle procure.