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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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Les Anglois nous fournissent plus de détails;le grand nombre d'observateurs qu’on y trouve,l’exactitude , le scrupule même qu’on trouvedans les comptes qu’ils nous en rendent ,doivent nous les faire recevoir comme desprincipes certains , du moins pour ce quiregarde l’engraissage, art qu’ils ont pousse aussiloin qu’il en soit susceptible.

« Makensie nous apprend (1) qu’on peutw elever des bêtes à cornes sur tous les terrains;« mais les grosses races ne peuvent se soutenir)) que sur les terres riches , les petites racesn paieront le fermier dans la proportion de» l’état de ses ."pâturages ; il faut qu’ils soient» dans le plus brillant état de rapport, pour» en tirer le meilleur parti. Faute d’entendre)> ce principe, on a souvent fait de l’éducation)) des bestiaux une spéculation ruineuse.

« L’amélioration par les engrais, change en» bonnes herbes celles qui sont médiocres ou» mauvaises ; on peut ainsi augmenter dans la» proportion d’un à trois, même à quatre , lan quantité du produit. Le fermier qui fume)> abondamment et met ses prés dansle meilleurli état , les fera pâturer avec trois ou quatre

(1) Bibliothèque Britannique , T. 7 , p. 276.