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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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( 55a )

)) Quoique M. r BackeAvel gagne nnnuel-i) lcmcnt trois mille livres sterling à louer scsp béliers , il n’approuve pas les croisemens ; il» prétend qu’il vaudroit mieux choisir la race» qui conviendroit le mieux au sol sur lequelp elle doit paître , sans chercher à les croiser» pour les améliorer (j).

(1) M. r Backewel a raison s’il ne s’agit que d’amélio-ration en taille; si les pâturages sont améliorés, larace grossira d’elle-mème par l’effet d’une nourritureplus abondante ou de meilleure qualité; mais si , surun terrain maigre, sec, dont l’herbe courte et line esttrès-saine pour les brebis , on ne tient que des petitesespèces à laine grossière , et à toison au plus du poidsd’une livre et demie , comme sont la plupart destroupeaux de la Savoie , du pays de Gex, du Bugey ,de la Semine , du Valromay , de la Bresse etc., etdont la laine se vend au plus 20 sols la livre , il yaura un avantage immense pour les propriétaires deremplacer leurs beliers actuels par des beliers mérinosde la meme taille, tels que ceux arrivés directementd’Espagne ces deux dernières années. Ils sont fortinférieurs en taille à ceux de Rambouillet, Croissy etc. ;mais ils vous donneront des toisons bien tassées ettrès-lines , se nourriront aussi bien sur les mêmesterrains que les races chétives qu’on y entretient , et àla cinquième génération, les brebis qui en proviendrontdonneront au moins 5 livres de laine , qui, vendue à 3la livre, feront un produit de 1 5 ^" par tète au lieu de

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