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à ce qu’il ne se perde pas un seul moment detravail , et l’on croira facilement que la gou-vernante n’administrera pas les diverses denréeset autres objets qui lui sont confies , avec lamême économie que le ferait la fermière.
Ce ne peut donc être qu’en changeant desystème que le propriétaire tirera de son do-maine un plus grand produit, qui puisse com-penser les chances d’administration par lui-même.
Le meilleur moyen d’atteindre ce but sera,dans mon opinion, de réduire la culture deschamps à un petit espace, cultivé avec soin,abondamment fumé et convenablement assolé jde mettre en prairies à demeure ou en prairiesartificielles la plus grande partie des terresarables , de renouveler et soigner les vieuxprés, et de gouverner les bestiaux différemmentque par la routine de ce pays. On se donneraainsi une rente plus forte et une aisance , qu’ilest fort doux de devoir à son industrie , sansaugmenter l’étendue de son domaine.
Voyons donc quelle sera la dépense et larecette annuelles, et quelle rente on pourra seprocurer par une meilleure administration ; àprésent que nous avons vu les details de la cul-ture des prairies d’été et d’hiver ^ nous passerons