Buch 
Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
Entstehung
Seite
388
JPEG-Download
 

( 588 )

ïes troncs dans le moment de la sève du prin-temps , depuis terre jusqu’aux branches et au-dessus, enfin sur toute la longueur du bois qu’onveut employer; on les laisse ainsi sur pied jus-qu’au printemps suivant , qu’on les abat ; ontrouvera alors que le bois blanc ou aubier qu’onest dans le cas de ne pas employer , suivant laméthode ordinaire, parce qu’au bout de 5 ou4 années il est décomposé et mou comme del’amadou ; on le trouvera , dis-je , lorsqu’il aété écorce d’avance., aussi dur que le cœur dubois , d’un emploi aussi sur et durable; j’ai descolonnes, des tirans , des frêles faites d’aprèscelte méthode il y a 20 ans, dont le bois blanc,laisse' en totalité, est aussi bon que le premierjour qu’il a été employé; je recommande donctout particulièrement cette utile économie,d’après mon expérience ; l’idée m’en fut sug-gérée par M. r Duhamel, qui avoit fait plusieursexpériences dans les forêts du Roi, relative-ment aux bois de charpente et de constructionpour la marine.

Le grès , les cailloux rompus , tels que ceuxde Meillerie , la roche sont les meilleurs maté-riaux, la molasse de Lausanne , en particulier, etcelle de carrières où elle n’est pas spongieuseou déliteuse, soit feuilletée et imparfaite, peut