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Des prairies artificielles d'été et d'hiver : de la nourriture des brebis et de l'amélioration d'une ferme dans les environs de Genève / par C. J. M. Lullin
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on évité ainsi plus facilement la communicationde certaines maladies , les chevaux n’y pren-nent pas l’habitude de tiquer, et elles sont d’unegrande dure'e.

On donne aux bergeries, de cinq pieds àdix pieds quarres de surface , par chaque têtede mouton ; on le modifie du plus au moinssuivant la taille.

Il est infiniment utile d’avoir des contrevents,pour ôter la lumière des e'curies, et en éloignerles mouches de toute espèce, qui tourmententles animaux , lorsqu’ils ont besoin de tran-quillité au retour du travail , pour faire leurrepas et se reposer ; ils sont utiles aussi pourtempérer la chaleur ; à chaque fenêtre onplacera des croisées qu’on garnira de vitresdans la partie supérieure au moins , et dans lereste de toile claire ou canevas , pour laisserintroduire le jour pendant l’hiver et dans letemps où les mouches ne sont pas incommodes ;l’été elles seront enlevées , ou on les tiendratoujours ouvertes. Si on a une fontaine prèsdes écuries et étables, on donnera une grandejouissance aux divers bestiaux qui y seront en-fermés , en faisant courir l’eau de la fontaineau travers de l’écurie dans la rigole; en rafraî-chissant l’air elle le purifiera et chassera les