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Nous faisons sans doute un emploi plus entierdes forces de nos bœufs que ceux qui ne lesattèlent qu’avec le joug de tête, ou qu’avecle collier, en leur mettant, outre celui de tête,un second joug sur le col, en avant des e'paules,que nous appelons joug de col. Celui-ci , enpoussant sur le haut des e'paules , ou la partieanterieure du garrot, permet au bœuf l’emploide tous ses moyens réunis de force et de poids,moins cependant de ce dernier qu’avec lecollier.
Je proposerois en conse'quence de supprimerle joug de col, pour le remplacer par un collierléger à l’Allemande, à petites ételles de fer oude bois à charnières, comme le sont ceux desmulets; de ne conserver que le joug qui s’attacheaux cornes , car il est prouvé que ces animauxont une grande force dans cette partie de l’avant-main.
La flèche ou timon ne passera plus dans unanneau de fer fixé au joug de tête suivant l’usageactuel , cela ne sera plus nécessaire; les chaî-nettes du harnois tiendront la flèche en respect,et comme il y a une croupière , elles servirontaussi pour le reculement. Il y aura pour letirage une chaîne qui s’accrochera au § de laflèche, et de là aux crochets du ioug, dont il y