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C’est aussi une sage précaution , lorsqu’ona des terres éloignées entourées de pâturages fde destiner ceux-ci à ia nourriture des bestiauxlorsqu’ils vont les cultiver , et à cet effet d’avoirune cabane dans laquelle on serre les harnoisdes bœufs ou chevaux ; c’est une utile pratiquechez les Anglois dont nous devons nous saisir,si nous avons des terres assez médiocres pourqu’elles ne puissent se faucher , car sans celaje conseille de construire au centre de cespièces éloignées un hangar permanent , souslequel les bêtes de labour feront tranquillementleur repas , à l’abri du soleil et des mouches jils y auront de la paille pour litière , à défautde laquelle on emploiera du sable ou de laterre légère ; on fera ainsi une provision debon fumier, qui sans cela est à peu près perdusur la pâture ; les animaux bien reposés serontplus dispos pour faire leur seconde reprise detravail. Ce hangar peut être entouré et cou-vert avec des fagots , qu’on charrie ensuite àla ferme en automne, pour l’usage de la maison ;quelque grossièrement que soit construit cetabri, il est suffisant s’il est uniquement questionde soulager les animaux et leurs conducteurs,et de conserver le fumier ; la durée momen-tanée de ces hangars de fagots remplit lebut auquel ils sont destinés.