ou
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afin fie ne pas voir anéantir nos troupeaux ,une partie de nos bêtes d’attelage, et que nousnous trouvions plus , comme celte anne’e (1)^sans engrais et sans moyen d’en faire (2). Sans
(1) L’aulomue de i 8 o 3 .
(2) Fl y a des cas malheureux où il faut forcéments’éloigner des bons principes momentanément, pourne pas être dans le cas de s’en éloigner plus long-tempsencore, manque de moyens. Une fois que nos bergersont mis pendant 3 ou 4 jours consécutifs leurs vachesau fourrage sec , soit préjugé soit paresse , ils ne veulentplus les remettre à l’herbe. Mais la récolte de 1803avoit été si peu de chose , qu’on avoit été obligé devendre une grande quantité de bestiaux, et que le peuquiresloit éloit très-maigrement nourri; c’étoit le cas deprofiter autant que possible de la ressource que nousprésentoit la Providence , d’économiser nos foins enfaisant pâturer les prés secs , les trèfles, les luzernes quiont été en pleine végétation pendant tout l’hiver dei 8 o 3 à t 8 o 4 : j’ai vu, le 29 décembre, de nombreuxtroupeaux de bêtes à cornes et de chevaux en pâturedans le pays de Gex ; le 3 o décembre tous ceux desenvirons de Nanlua paissoienl comme ils l’auroient laitau mois de septembre; tous les troupeaux, tous lesbestiaux de toutes les espèces sont restés à la pâturedans les environs de Lyon , jusqu’au 5 février i8oi,que la neige et le gel a contraint de les mettre au sec;tout ce temps-là l’herbe végétoit comme en avril, ellesvaches éloient abondantes en lait. Le 11 mars, le temps aété si beau que tout le bétail a été remis de nouveau au