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eux pourtant il n’est point de bonne agriculture;c’est eux qui nous procurent l’abondance de tousles végétaux , le moyen le plus assuré de mul-tiplier les bestiaux de toute espèce , par consé-quent les cuirs , les laines , les peaux pour lamégisserie , et, ce qui est d’un avantage plusdirect, des provisions pour nous alimenter etrétablir nos forces; faisons donc tous nos effortspour parvenir à ce but ; que tous nos soinstendent à multiplier les prairies d’été et d’hiver;faisons sentir à nos enfans , à tous les culti-vateurs qui l’ignorent encore , toute l’impor-tance pour leur bonheur et leur aisance, de l’in-troduction en grand de l’agriculture Angloiseou Flamande.
« Les fermes en herbages, sont à l’égard du» produit, beaucoup plus utiles que les fermes
pâturage, et que les cultures et semailles, dès mars,étoient très-avancées. En temps ordinaire la pâture desprairies par les gros bestiaux doit être proscrite toutèl’année, et plus particulièrement lorsque le terrain esthumide ; la nourriture à l’étable a un avantage immensesur la pâture ; mais il falloit se faire ressource de tout.Aussi à l’époque où j’écris cette note ( 16 mars), lesfourrages, bien loin de hausser de prix, comme il arrivetoujours au printemps, ont sensiblement baissé, grâceà la ressource qu’a fourni le pâturage d’un hiver douxet sec.