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rie lui auroient-ils pas parus inte’ressans ! Ilauroil pu les pre'senter à l’Europe comme mé-canicien ingénieux , agriculteurs intelligens ,habiles éleveurs de bestiaux , eux qui n’ensont encore connus que par leur héroique bra-voure et leurs malheurs.
Sans doute nous verrons l’agriculture fairede rapides progrès dans les environs de Genève ,et la nourriture d’hiver par les plantes à sarcler,faire la base de l’hivernage de nos bestiaux ; lagénération actuelle des cultivateurs raisonnedavantage son art que leurs ancêtres ne lefaisoient.
Depuis cinquante ans , les semoirs et le cul-tivateur de mon grand-père êtoient connus ,mais ils n’avoient été employés que par laclasse peu nombreuse des agriculteurs aise's ouriches , cultivant eux-mêmes leurs domaines;plusieurs même avoient e'tê obliges de lesabandonner , moins par l’incapacité de leursvalets de charrue à les conduire , que par lamauvaise volonté de ceux-ci , qui aflecloientde faire des fautes en s’en servant , de crainteque l’utilité du semoir ne rendît le talent dusemeur à la volée moins important ou nul.
Aujourd’hui, sur l’ancien territoire genevois ,et dans le pays de Gex , tous les fermiers et