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probablementla première race debêtes à cornesde l’Europe . Young auroit trouve’ sous les toitsde chaume ou de bardeau de leurs délicieuxchalets , avec autant de surprise que de plaisir,ses propres ouvrages , ceux de Marshal ,Bradley, etc., mêles avec ceux de TschifelJy,Tschoudv, Haller, le Socrate rustique d’Hirtzel,et les poésies de Gessner et Gellert.
Il auroit appris que des qu’ils ont vu desmérinos près d’eux, plusieurs de leurs cultiva-teurs ont jugé bien vite tout l’avantage dontseroit l’acquisition de ces précieux animaux àlaine superfine, pour perfectionner leurs lainesà carder, déjà belles,fines, mais qui manquentde nerf et ne sont pas tassées : l’espérance d’êtreutiles à leur malheureuse patrie les déterminaaussitôt à acheter des beliers mérinos ; il s’enest même déjà payé sept cent cinquante livres,malgré la rareté du numéraire dans un paysdévasté par les armées étrangères.
Il auroit vu les turneps , les raves , lespommes de terre , les choux , les carottes eten général toutes les plantes à sarcler bien cul-tivées , occuper de grands espaces de champsdans la Suisse Allemande , et servir aussi à lanourriture d’hiver des bestiaux ; sous combiende rapports encore les héros des petits cantons