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secrets de tout , où chacun s’occupe de soiuniquement, et est jaloux du succès de sesvoisins ! Les sentimens des cultivateurs sontgénéreux ; ils aiment à communiquer leursdécouvertes utiles ; ils ne peuvent , mêmelorsqu’ils le voudroient, dissimuler les moyensqu’ils emploient pour réussir; tous leurs voisinspeuvent suivre leurs assolemens, voir les soinsqu’ils donnent à la préparation du terrain, à laculture pendant la végétation , à la récolte , etjuger du résultat. Tout , en agriculture , tendau bien public , en faisant celui des individusqui s’en occupent. Les nations se divisent etsont rivales sur tous les objets. Il n’y a qu’uneseule nation pour l’agriculture ; le fermieranglois écrit pour que celui du Nivernois sachequ’il peut tirer un parti triple ou quadruple deses terres légères en les assolant convenable-ment. L’administrateur de l’établissement deRambouillet , le propriétaire de celui de Lancy ,écrivent pour faire sentir au Fermier Angloiscombien il a tort de ne s’occuper que de lagraisse de ses moutons , en négligeant la pro-duction de la laine superfine à carder; l’habitantdes sables du Brandebourg nous apprend quepartout où les terres sont légères et propres àla culture des betteraves , des carottes , des