DEUXIEME PARTIE.
APPAREILS ET USTENSILES SE LA CULTUREFORCÉE.
Le jardinage, perfectionné comme il l’est aujourd'hui, nese borne plus à la culture des végétaux indigènes ou de ceuxqui peuvent, en raison de leur provenance, accomplir enplein air, sous nos latitudes, les phases diverses de leur dé-veloppement ; il embrasse toutes les espèces exotiques,même celles des contrées les plus chaudes de la zone tor-ride, qui, pour vivre, exigent des températures moyennesannuelles bien supérieures à celles de nos climats. Il s’ap-plique encore à faire croître, fleurir ou fructifier les végé-taux à contre-saison, ce que l’usage désigne par le mot deforcer. Mais pour exécuter ces opérations difficiles, il luifaut des appareils à l’aide desquels il puisse protéger lesvégétaux contre le froid et les intempéries atmosphériques,et, au besoin, concentrer autour d’eux une grande sommede chaleur artificielle. Ces divers appareils que nous pou-vons comprendre d’une manière générale sous le nom d’a-bris, forment deux groupes assez tranchés, les abris mo-biles et les serres.
CHAPITRE l”.
ABRIS MOBILES.
Nous désignons ainsi tous les appareils, généralement defaillies dimensions, dont l’emploi est limité à une partie del’année, et que l’on change aisément de place suivant lesbesoins de la culture ; tels sont les cloches, les panneauxvitrés, les châssis et les coffres.
I. — CLOCHES.
Ces plus solides de toutes les cloches à l’usage des jar-diniers se nomment verrines (fig. t). Le fer et le plombT'i en forment la charpente leur donnent une soliditék* e n supérieure à celle des cloches en verre d’une seule
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