M O R US, Mûrier. 3 t
en distance ) des allées plus ou moins larges, &: quelques sen-tiers, afin de donner de Pair à la pépinière , & encore pourfaciliter le travail de cette culture.
On profite des beaux jours du mois de Mars pour planterla pépinière ; & voici comme il convient d’exécuter cetteopération.
Un homme patient & adroit est chargé d’arracher le plant;& on doit lui recommander de ménager les racines le plusqu’il fera possible. Un autre coupe le pivot, rogne les raci-nes ? retranche les branches mal placées, & forme trois lots;dans l’un, il met les plus gros arbres ; dans un autre, lesmoyens; & dans le troisième, les petits.
Comme le gros plant & le moyen doivent être plantés àpart, on porte le plant à deux ouvriers qui font chargés deplanter dans différons endroits de la pépinière ces deux fortes-de plants. A l’égard du troisième lot, on peut en former despalissades , comme on fait avec les charmilles ; ou bien on lo-bine en carreaux ; c’est-à-dire, qu’on plante ces petits arbresdans des planches, laissant seulement six ou huit pouces dedistance entre chaque pied , afin quils puissent fe fortifier pen-dant quelques années, après quoi on les met en pépinièrecomme ceux dont nous allons parler.
Les Planteurs ayant un genou en terre, placent les Mûriers-dans le milieu des rigoles, à dix-huit pouces les uns des au-tres , fe dirigeant fur un cordeau bien tendu ; ils recouvrentLs racines avec de la terre , qu’ils font couler avec la maindans le fond des rigoles ; ils arrangent bien les racines ; ilspressent la terre avec la main ; & allant toujours en reculant, ilslaissent le plant en cet état : des Ouvriers qui suivent, acheventde remplir la rigole avec une houe. Si les terres font de nature’n retenir Peau, on bombe un peu la terre au pied des jeunesMûriers : si les terres imbibent Peau aisément, on met toute la !terre à plat. Quelques-uns pensent qu’il est avantageux dans-les terreins secs, de creuser un peu la terre vers le pied des-Mûriers, ou de tenir l’entre-deux un peu bombé : mais cettepratique me paroît assez inutile ; car les Mûriers craignent plu-tôt la trop grande humidité que la terre feche.
On a foin de conserver un peu de beau plant dans le semis>