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Tome second.
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f z N U X, Noyer,

CULTURE,

Les Noyers ne se multiplient que par les semences : néan-ïnoins un homme digne d’être cru, m'a assuré qu'il en avoirgreffé avec succès ; j’ai fait fur cela peu d’expériences. M. leMarquis de la Galissoniere a fait tenter ces greffes en fente, encouronne ôc en écusson, mais fans succès : d’autres Cultiva-teurs, qui ont essayé cette greffe, n’y ont pas mieux réussi.

Les Noyers de France, ne viennent point en massifs de bois».Nous en avons eu dés quinconces , qui périssoient lorsque l'onne les cultivoit pas, ôc qui fe font rétablis quand on a labouréla terre au pied.

Les Noyers fe plaisent singulièrement dans les Vignes ôcle long des terres labourées ; leurs racines pénètrent dans desterres très-mauvaifes, telles que le tuf blanc & la craie: enfouillant dans - ce tuf, nous avons trouvé des racines qui y avoientpénétré à six ou sept pieds de profondeur ; Ôc la Vigne ex-ceptée, aucun arbre n’y avoir jetté de racines.

Èn automne, on met les Noix germer dans du fable: auprintemps , on coupe les germes ou les radicules pour empê-cher qu’il ne fe forme un pivot; & on les semé ensuite à deuxpieds ôc demi de distance les unes des autres pour les éleveren pépinière. Ces jeunes arbres poussent un bel empâtementdé racines; ôc ils font en état d’être transplantés avec succès,lorfqu’ils font parvenus à une suffisante grosseur.

U SAGES.

Les Noyers ne conviennent guere dans les bosquets í ma̧on en fait de belles avenues. Les Noix sont très-bonnes à•manger avant leur maturité; on les nomme alors Cerneaux :elles font aussi fort bonnes quand elles font mûres ôc encorevertes. On les fait sécher pour les manger en hyver;mais alorselles ont contracté une âcreté qui diminue beaucoup de leuragrément. En les mettant tremper quelques jours dans de l’eau;famande se gonfle; on peut la dépouiller de sa peau, & alorselle est assez douce.

On fait dans les offices avec les Noix fecjies ôc pelées