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P I N U S, Pin.
temps des grandes chaleurs, on commence, comme nouslavons déja dit, à faire les entailles à la fín du mois de Mai y^ l’on continue de les étendre jusqu au mois de Septembre.
Pour faire ces entailles ; après avoir enlevé la grosse écorce ,011 commence par'emporter avec une erminette bien tran-chante , f écorce intérieure & un petit copeau de bois , de façonst 116 la plaie n'ait que trois pouces en quarté fur un pouce deProfondeur : cette premiere entaille fe fait vers le pied de1 arbre.
-A-uíïi-tôt que cette entaille est faite, le suc résineux com-^nce à suinter en gouttes très-tranfparentes qui sortent duc °rps ligneux & d’entre le bois ôt l’écorce : il n en fort point,^ presque point, de la substance de l’écorce. M. Gaultier® e st assuré par des expériences , que le suc résineux descend? es branches vers les racines, & qu il ne découle jamais dude la plaie. Plus il fait chaud, plus le suc coule avec^ondance : il cesse entierement de couler quand, au mois de^ptembre , les fraîcheurs fe font sentir. Pour faciliter un plussondant écoulement , on a foin de rafraîchir les entaillesto us les quatre ou cinq jours, & même plus souvent; pourCet effet, on élargit un peu la plaie, & l’on emporte à cha-st Ue fois un copeau de quelques lignes d’épaisseur; en forte^Ne la plaie qui, au commencement de l’été, n’avoit quetr °is ou quatre pouces de diamètre, fe trouve être, au com--Pincement de Septembre , d’un pied & demi de largeurUr deux à trois pouces de profondeur.
L’année suivante, au mois de Juin, on ouvre une nouvelleplaie au dessus de la premiere , & on la conduit de mêmeeri forte que les Pins qui ont été entaillés pendant douze ou.stuipze ans, ont, les unes au dessus des autres, douze ou quinzePlaies qui ont chacune un pied & demi de largeur fur un.P°Uce & demi ou deux pouces de profondeur : ces différentes-plaies s’étendent jusqu à la hauteur de douze à quinze pieds, de;Maniéré qu’il faut fe servir d’échelles pour faire les dernieres-Entailles. Nous avons dit que l’on n’étendoit que peu à peu les
Entailles, tant en superficie qu en profondeur; c’est pour n’en-ommager les arbres que le moins qu’il est possible ; d’ailleurs*stUelque peu qu o n emporte de bois., cela suffit pour facilites.;;1 effusion de la résine,-