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qui est chargé de faire les entailles , fait ménager l’arbre autansqu’il est possible, en n’enlevant que des copeaux très-minceStoutes les fois qu’il rafraîchit lès plaies ; car le suc coule tou-jours plus abondamment des plaies récentes que des anciennes td’ailleurs le plus mince copeau suffit pour donner la liberté aUsuc résineux de couler. Ce travail exige de l’activité ; car la tâched’un homme est ordinairement de deux mille cinq cens ou deu£mille huit cens pieds d’arbres, éloignés les uns des autres dedouze à quinze pieds ; & ce travail devient beaucoup plus pé-nible lorsque les entailles font au dessus de la portée de 1*hache; car alors TOuvrier est obligé de s’élever fur une per-che, le long de laquelle on a pratiqué des coches figurées estcul de lampe. Il pose un pied sur une de ces coches, il em-brasse l’arbre avec Tautre jambe & un de ses bras, pendantque de Tautre il fait agir fa hache fur le Pin qu’il veut entamer.
Depuis le mois dè Mai jufqu’au mois de Septembre, le fuSrésineux fort liquide ôc coule dans de petites auges de boisque Ton place au pied des arbres pour la recevoir : ce suc lb*quide se nomme Galipot ; on peut le regarder comme une efpecSde térébenthine de Pin.
Le suc qui sort des arbres depuis le mois de Septembre jus-qu’en Mai, se fige le long de la plaie où il forme une croùtsblanche semblable à du suif ou à de la cire qui se seroit re-froidie brusquement: on détache cette croûte avec un instrm*ment de fer en forme de ratissòire, emmanché au bout d’ustbâton. Cette résine épaisse se nomme Barras : on mêle le barraSavec le galipot pour faire du brai-íec ou de la résine : nous estrapporterons le procédé.
Outre ces incisions, il fort encore naturellement de l’écorcedes Pins , des gouttes de résine qui se dessèchent & forment de§grains que Ton emploie au lieu d’encens dans les Eglises dscampagne: les Marchands font très-foupçonnés d’en mêleravec l’encens du Levant. Comme cette extravasation de sucpropre arrive sur-tout aux Pins qui font près de mourir, c’est 'lsdernier produit de ces arbres que Page a affoiblis, & que leSentailles ont épuises au point de ne plus donner de résine.
Pour faire le brai-fec, on cuit le galipot & le barras danSdè grandes, chaudières, de cuivre dont les bords font. renversés