P I N U S, Pin.
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aruere de retirer le Galipot , la Térébenthine , finhuile , le B rai sec & la Réfine , suivant la méthodequise pratique aux environs de Bordeaux. *
H n’y a point de Province dans le Royaume qui fburniíTe■Mutant de différentes especes de résine de Pin que la Province^ Guienne. Cet arbre y croît principalement dans les terres^ndeg & sabloneuses, telles que les Landes qui s’étendent le°ng de la mer, d’une part, du Midi au Nord, depuis Bayonneàns le pays de Médoc; & d’autre part, du CouchantLevant, depuis le bord de la mer jusqu’au rivage de la Ga-ï°nn e . Dans toute cette étendue, on ne connoît communé-^ len t qu’une feule efpece de Pin, savoir, le Pin des bois deLobel, ou le Pin maritime de Dodonée : ce font ceux qui
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marqués ici n°. 2 & n°. z. Voici comme on retire leT Ip0t *
Lorsque les Pins ont acquis quatre pieds de circonférence,lait au pied, & tout près des racines, une entaille de troisPouces de largeur & de sept à huit pouces de hauteur; onExporte d’abord la grosse écorce avec une coignée ordinaire;Ensuite on enleve l’ëcorce intérieure & un copeau du bois,9Vec une efpece d’erminette bien tranchante ; on rafraîchit detern ps en temps la plaie avec cet instrument, en forte quelleAcquiert dans le cours d’une année un pied de hauteur.
. L’année suivante on continue d’éiever la même incision d’und ; & l'on procede ainsi chaque année , jusqu’à ce qu’on0i t parvenu à la hauteur de sept à huit pieds.
La huitième année, pendant que f entaille donne du sucrésineux, on recommence une nouvelle entaille au pied dusterne arbre , & dans une ligne parallèle aux premieres. Dans lete mp s q ue cette nouvelle incision fournit du suc résineux, l’an-sienne se cicatrise, en sorte qu on peut faire ainsi plusieursÍOl sle tour d’un Pin, parce qu’on forme dans la fuite de nou-Velses entailles fur les cicatrices mêmes, sur-tout quand celui
Co %it sur les Mémoires qui m’ont été envoyés par M. de C a u r q s t
nt eiller au Parlement de Guiennc, Lc de l’Académie de Bordeaux.
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