JJ4 P INUS, Pin.
dont on a tiré la résine , est bon pour toutes sortes de servi-ces, les sentiments se sont trouvés partagés ; mais le plus grandnombre assure que ce bois est encore très-bon, ôt que í ex'traction de la résine n’altere point fa qualité.
iz°. Près de Tortose en Espagne, on retire la résine préci-sément de la même maniéré qu en Provence, excepté qu’ilsfont les gobes ou les petites auges au pied des arbres, &. dansle bois même, pour recevoir la résine ; ce qui, comme nousPavons dit, endommage les arbres.
Maniéré de retirer le Goudron, en Provence , en Guienne$à la Louyjìane , &c. -
Le Goudron est une substance noire, assez liquide, qu'ottpeut regarder comme un mélange du suc propre du Pin dissousavec la seve de cet arbre, & qui est noirci par les fuliginosi-tés, lesquelles , en circulant dans le fourneau, fe mêlent avecla liqueur qui coule du bois.
Cette matière fe retire, en réduisant le bois des Pìns encharbon, dans des fourneaux construits exprès : la chaleur dufeu qui agit alors très-fortement fur le bois, fait fondre la ré-sine, qui,se mêlant avec la seve ~du bois, coule au fond dufourneau. II fuit de-là que le goudron fe trouve fort résineuxquand on charge le fourneau avec des morceaux de Pins très-gras ; & qu'il est très-fìuide, ou peu résineux, quand on chargeles fourneaux avec du Pin maigre: on n’obtient de cette der-niere espece de bois, qu’une seve peu chargée de résine,qui n'est pas estimée.
On distingue les Pins en Provence, en Pins rouges & en Pin sblancs. II n'est cependant pas certain que ce soit deux especeSdifférentes de Pins. La différence de couleur qu’on apperçostdans Pintérieur des Pins qu on abat, peut venir de ce que le§uns abondent plus en résine que ies autres. M. le Roux de Val-done, qui a bien examiné cette matière, le pense comffSnous ; il croit que c’est Page & ia nature du terrein, qui occa-sionnent la couleur rouge du bois des Pins. Quoi qu’il en soit *aous ayons déjà dit que les Pins blancs étoient ceux qui four-