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Tome second.
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tisr, PI N U S, Pin.

on fabrique en Allemagne le noir de fumée : on peut y avoirrecours pour voir ce que nous en avons dit»

Du B rai-gras.

Nous avons dit que lorsque l’on chargeoit les fourneau*bâtis en œuf avec du Pin extrêmement fourni de résine, legoudron en couloir bien plus gras ; il l’est en effet quelque-fois à tel point, que, fans autre préparation, on le peut ven-dre pour du brai-gras. Nous avons encore dit qu’en mêlantdu brai-fec avec du bois bien résineux , & en réouvrant lecanal de décharge que lorsque la substance résineuse est suffi'samment cuite, on obtenoit de cette seule opération du brai-grasbien conditionné : voici cependant la méthode la plus ordinairede faire le brai-gras. On fait fondre dans de grandes chau-dières du brai-fec, avec une partie égale de goudron : si legoudron est maigre, il faut augmenter la dose du brai-fec : fiau contraire il est fort gras, un tiers de brai-fec suffit.

Nous apprenons par les réponses qui ont été faites à nosMémoires, qu’au Miísiffipi, & en Espagne dans les forêts deTortofe, on fait le brai-gras en brûlant le goudron de la ma-niéré suivante.

A la Louysiane on se sert des mêmes fosses où le goudrons’est rassemblé au sortir du fourneau : en Espagne au contraireon met le goudron dans une fosse particulière & bien ma-çonnée.

On allume le goudron avec un petit morceau de bois biensec. Après savoir laissé brûler pendant une demi-heure- ou en-viron,'si le trou est suffisamment grand pour faire un quintalde brai, on éprouve si le goudron est assez épaissi : pour re-connoître cela, on enfonce dans le goudron un morceau debois ; on en retire une petite quantité que l’on fait couler dan*une écuelle remplie d’eau; & l’on juge , par la consistancequ’il prend, s’il est temps d’éteindre le feu: on éteint le feUcn l’étouffant avec un plateau de bois emmanché au bout d’unelongue perche.

Le brai-gras sert à enduire les coutures des bordages de*yaisseaux, tant dans la partie submergée que sur les ponts.