P I N U S 3 Pin. icj
On le vend dans les forêts de Tortofe quatre ou cinq livresquintal, & dans les Ports sept à huit livres.
On apperçoit fur le haut des barrils de goudron , une es-peee d’huile que plusieurs auteurs nomment Pijseleon.
On donne encore le nom de Tare au goudron. II est déter-'C deíîìcatif ôt résolutif. On s’en sert pour la guérison desPlaies des chevaux & contre la gale des moutons. On faitc °mbien les Anglois ont préconisé l’usage & les grandes pro-pretés de Peau de goudron qu’ils prétendent être salutaire poura guérison de plusieurs maux invétérés , désespérés 3 & enParticulier pour les ulcérés du poumon.
On attribue à la poix-navale, ( Pix-navalis ) les mêmes ver-* Us qu'au goudron : elle entre également dans la compositione plusieurs emplâtres.
Je terminerai cet article des Pins en résumant les obser-vions physiques qui s’y trouvent répandues, & j’y en ajouteraitiques autres qui ne font point étrangères au sujet que nouslaitons.
r 0 . Le suc résineux ne coule presque que du corps ligneux,'y d entre le bois & l’écorce ; les couches corticales ne four-VTent que quelques gouttes de résine qui ne méritent aucuneMention.
z °* Ce suc ne commence à couler qu'à la fin du printemps ;
coule abondamment pendant l’été , & l'écoulement cesseVs le milieu de l’automne ; ainsi la chaleur est favorable à sonfusion : il ne fort pas de ces arbres une feule goutte de résinePendant l’hyver , ou dans les autres faisons lorsqu’il sait froid.
3°. Comme le suc coule d’autant plus abondamment que lapâleur est plus grande, les arbres bien exposés au soleil en°Crnissent plus que les autres.
t 4°. Quand on forme les plaies aux arbres dans le temps quee Ur tronc est échauffé, on a le plaisir de voir la résine suinterUr le champ par petites gouttes transparentes comme dner ystai.
Si les entailles que l’on fait aux arbres du côté du■d^di donnent plus de résine que celles de Pexposition du
° r d, c’est parce que la chaleur du soleil favorise ì’écouìe-Ûlent ; en effet, quand le tronc d’un arbre est à couvert du: