lU STYRAX.
mais on ne parviendra gueres à en élever qu’en les tenant asombre fous de grands arbres. Cet arbre croît naturellement estSyrie, en Cilicie, & en Provence dans les bois de la Char-treuse de Montrieu.
Au Levant on cultive, aux environs de Stanchir, les arbresqui donnent le Storax, êt on les multiplie par marcottes.
Cet arbre croît aussi à la Louysiane, d’où on en a envoyédes fruits & des branches à M. de Juílìeu ; mais les noyaux dscette efpece étoient plus petits que ceux qui croissent en Pro-vence.
USAGES.
Les Styrax font de grands arbrisseaux fort jolis, fur-tout aùprintemps, quand ils font chargés de leurs fleurs : mais cet arbreest encore plus estimable par le baume d’une odeur fort agréa-ble , qui découle des incisons qu’on fait à son tronc & à sesbranches. Ce baume est une gomme - résine qu’on vend dansles boutiques fous le nom de Storax. Pour être réputée bonne,cette résine doit être nette, mollasse, grasse, d’une odeurdouce & agréable: elle est résolutive, .& on l’emploie commearomate.
Je trouve dans quelques Lettres d’un Voyageur avec lequelj’ai été en correspondance , que l’arbre qui donne le Storaxcroît dans l’Ethiopie & dans la Syrie, où ce Voyageur ditqu’il en a vu plusieurs pieds. II ajoute que cet arbre est de sehauteur d’un Coignassier , auquel il ressemble ; que les feuillesen font cependant plus petites; quelles font blanchâtres estdessous ; que ses fleurs font blanches comme celles de l’Oran-ger ; que ses fruits font semblables à de petites Avelines, coU'-verts d’une peau lanugineuse, blanchâtre; & qu’ensin la se-mence est contenue dans ce huit.
Cette description ne permet pas de douter que l’arbre deSyrse ne soit notre Styrax folio Mali Cotonei. Un petit vermis-seau , dît encore notre Voyageur, s’attache à cet arbre, rong eson écorce, & laisse, en se retirant, un trou qui donne ifl aeau Storax en larme, qui, par cet accident, découle de l'ar-bre , tout couvert d’une substance farineuse.
Les Habitants falsifient le Storax, en mêlant celui qui est se
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