STYRAX, i8 S
plus gras avec une portion de cire, & ils exposent ce mélangePendant plusieurs jours à l’ardeur du soleil : quand ces deuxsobstances sont bien incorporées , & dans l’instant que cettepatiere est toute chaude , ils la passent par le tamis, & ils* a reçoivent dans de seau fraîche.
L’odeur du Storax est si forte, qu’on a peine à s’apperce-^°ir de cette fraude, fur-tout quand il est nouveau.
J’ai trouvé en Provence, près de la Chartreuse de Mon-trie u, sor de gros Aliboufiers, des écoulements assez ■considé-rables d’un baume très-odorant. Il n est pas douteux, ce mesoinble, que ces Aliboufiers ne fournissent du Storax ; néan-moins , si l’on veut consulter ce que nous avons dit da ns l’ar-^cle Liquidambart, on ne pourra s’empêcher de conclure^ue ce dernier n’en fournisse également : il se peut bien faire^ppendant, qu en comparant les baumes produits par ces deuxAfférents arbres , on y découvrirait quelques différences.
Nous croyons devoir joindre ici ce que M. Cartheuser a ditsor ce sujet dans son excellent Traité de la Matière médicale:
id amb arum , five ambra liquida ejusdem fermé odoris quoStyrax folida, arbor quœ vulnerata hune balfamum fundit , inAmerica crefcit , & à Botanicis nuncupatur. .... Plat a nu s Vir -
£ tn iana, Styracem fundens ,■ five Styrax Mexicana Aceris folio.^rtheuser, de Materia medica, fect. 12, cap. 37, lin. xo.
, Voici encore ce qu’il ajoute fur le Styrax: Storax 3 five^‘f y r ax in folidam & liquidam dividìtur , arbor qu a Styracemf°lidam largitur , Malo Cotoneœ non dijfimilis ef, & à Botanicis^ticupatur ...... Styrax folio Mali Cotonei crefcit in Syria
er sia, in America y & non nullis traclibus Europœ meridionalis ;t amen ex Afia tantùm affertur : olim calamis feu fifulis inclufaa dvehebatur ; huic Styracis calamita nomen adepta est. Ibid, sect,12 > cap. 34, 14.
* On voit par ces textes que nous venons de rapporter, queM. Cartheuser s’accorde assez à penser la même chose quen °us sor le Liquidambart & le Styrax ,* savoir que le Liquidambart^ c eri s folio , fournit un baume qu’on appelle quelquefois Liqui-f'tnbart , & quelquefois Styrax liquide; & comme nous avons, lt qu’il croît au Levant un arbre peu différent de celui qui^ent à la Louysiane, il pourroit être que les baumes queTome IL O o