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Tome second.
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S U B E R, Liège,

2.5 r

CULTURE .

Les Lieges, ainsi que le Chêne-verd, ne s’élevent que désemences : ils se plaisent singulièrement dans les terres fablo-neuses. L’écorce des Lieges plantés dans des terres fortes jn’est pas ordinairement si estimée.

• Cet arbre ne vient point fous la Zone torride; il est si fest'sible au froid, qu il ne peut supporter les gelées des Provincesseptentrionales de la France. On n’en trouve point en Suéde *ni en Dannemarck : nous en avons cependant élevés ici quisubsistent en pleine terre depuis près de douze ans : on en trouveune grande quantité dans les pays de Condom, de Nerac, ôtdans les Landes de Bazas, qui s’étendent jufqu’à Bayonne :on en volt encore en Espagne, en Italie, en Provence & estLanguedoc. Dans la plupart de ces Provinces, tous les Lie-ges furent gelés lors du grand hyver de 1705) ; mais peu à pestce dommage s’est réparé, & les Lieges y font maintenantauííì communs qu ils l’étoient avant cet accident.

Nous avons dit qu’on femoit les Glands de Liege commeles autres efpeees de Chêne. Si on les cultive, ils croissentplus vite, & donnent plus promptement leur écorce ; mais-'aussi elle est moins parfaite que lorsque, fans leur donner au-,cune culture, on les abandonne à eux-mêmes.

Il est bon d’élaguer les jeunes Lieges pour leur former unStige unie de dix à douze pieds de hauteur ; après quoi il fautles laisser croître tout naturellement.

On prétend que le retranchement de Fécorce de cet arbre }bien loin de lui faire tort, lui est en quelque façon nécessaires

USAGE s:

Comme les Lieges ne perdent point leurs feuilles pendantl’hyver, on pourra en mettre avec des Chênes-verds dans le$bosquets de cette saison. Les Glands des Lieges passent poufêtre astringents : le bois de cet arbre peut être employé auxmêmes usages que celui du Chêne-verd ; mais la partie la plusMile de cet arbre, est, fans. contredit, son écorce extérieures