3 i 4 T ERE B INTHUS, Térébimhe.
ces excroissances prennent la figure d’une corne de chevre zau reste elles se trouvent sur les Térébinthes de tous les gen-res , mais cependant fur les rouges plus rarement que fur lesjaunes.
11 n’y a point de si mauvais terrein où le Térébinthe nepuisse croître ; il croît entre les pierres & fur les rochers commele Pin : ainsi en Provence on ne manque pas de terrein conve-nable pour l’y transplanter. Quoique le terrein où croissent or-dinairement les Térébinthes soit pierreux, j’ai cependant ob-servé qu’on ne voit point de ces arbres au plus haut des mon-tagnes , soit qu’ils craignent d’être trop exposés au vent, 011que le hazard seul en ait décidé. La plaine où ils sont plantés,est occupée par des Orangers, au-delà desquels on trouve desvignes qui s’étendent jusqu’au quart ou au tiers de la montagneau plus; ces vignes sont bornées par un cordon de Térébin-thes: au-delà de ce cordon, on trouve d’autres Térébinthesépars çà & là fans aucun ordre, & presque toujours fortéloignés les uns des autres ; ils s’étendent ainsi jusqu aux deuxtiers ou aux trois quarts de la hauteur de la montagne. Cecidoit s’entendre du gros des Térébinthes ; car on en trouvequelques-uns dans les vignobles , & même dans les orangeries,mais en très-petite quantité ; & c’est fur ces derniers qu’onente les Pistachiers,
L’endroit de Provence qui paroîtroit le plus convenablejpour y planter ces arbres, seroit l’étang de Verre, qui savanesa trois lieues dans les terres, & qui est entouré d’une plainebornée de tous les côtés par des montagnes : on trouve danscette plaine des prairies, des terres de labour, des Mûriers &des° Oliviers. Ces terres ne sont labourées que jusqu’au tiersdes montagnes ou environ, le reste est inculte, & ne sert qu’ay faire paître le bétail : sans rien changer à cette destination,on pourroit fort bien y planter des Térébinthes qui y croi-troient auísi-bien qu’à Chio; car il y gele moins souvent, il ftombe beaucoup plus rarement de la neige, & en été il y fastdes chaleurs excessives.
J’ai fait ce que j’ai pu pour découvrir la quantité de résineque donnent chaque année les Térébinthes de l’Isie de Chio ;mais je n’ai encore découvert aucun moyen qui ait pu me