à ceux qui 6e-couvriroientîe secret des.Longitudes.
Prix
proposés enEspagne& enHollande.
6 Voyage
l'abyme, pour y découvrir des vérités auxquelles nossens ne pourroient atteindre : les Souverains, vivesimages de la Divinité fur terre, ont cru qu’il étoit deleur gloire de donner de {'activité à cet esprit, enl’animant par l'attrait des récompenses qu’ils ont pro-mises à ceux qui découvriroientlesecret des Longitudesfur mer. Les anciens ont envisagé ce problème avecaísez d’indistérence , cela n'est point étonnant ; bornésà des navigations côtières , ils perdoient rarement laterre de vue : l'usage même de {'aiguille aimantée , dansla supposition qu’ils en auroient connu la théorie, leurauroit été presque absolument inutile; mais depuis qu’àl’aide de cette même aiguille on s’est frayé de nou-velles routes au travers des mers immenses , la décou-verte des Longitudes est devenue le plus utile de tousles problèmes.
Le Nautonnier, dans l’Epître dédieatoire de fa Mé-comítrìe de sAimant, dit, d’après Massée , que le roide Portugal, Jean 11, avoit engagé plusieurs habilesMathématiciens de son siècle à la recherche de lasolution de ce problème ; ce Prince les auroit fansdoute récompensés du succès , mais il ne paroît pasqu’il se soit généralement engagé à payer cette décou-verte, de quelque part qu’elle lui eût été adressée. SiPhilippe II, roi d'Espagne, proposa un Prix signalépour celui qui trouveroit la science des Longitudes,comme le dit Morin * , il saut supposer que cette
* Page L $Ie son Fafium.