DE M. DE COU ET A N V A U X.. y
promesse n’étoit que vague Sc générale, & qu’elle nefut point consignée dans les archives publiques; autre-ment elle n’auroit certainement pas échappé à la con-noissance de le Nautonnier. Le inerne Morin (a) ditexpressément que Philippe III fut Je premier quis’engagea solennellement à donner un Prix de centmille écus à celui qui auroit résolu le problème : ce belexemple fut aussitôt imité par les Etats Généraux; larécompense que ceux-ci proposèrent fût de cent milleflorins -(b), d'ai cherché inutilement la date de cettepromesse de Philippe III ; je la juge postérieure àì’année 1603 : le Nautonnier faifoit imprimer ía Mé-■cométrie en cette année & en la suivante; il étoit, à cequ’il semble , intéressé à faire mention de cette pro-messe, s’il en eût eu connoissance, & il ne dit pas unmot qui puisse y avoir rapport. Dounot, de Bar-le-duc,professeur de Mathématique aux Académies du Roi,réfuta le Nautonnier en 161 1 ; il témoigne (c) « qu’onn’entendoit parler d’autre chose cn Hollande, sinon «de personnes qui proposoient leurs inventions pour «les Longitudes, y étant attachés par la récompense «
(a) Scient. Longit. pag,. 1.
(b) Je fui s les plus anciensÉcrivains qui ont parlé de cespromesses, fins prétendre pourcela contredire Riccioli, qui dit( Géogr. réform. /. VJll, seû. 1,chap. 13.) que « Philippe III» avoit promis un revenu annuel
de 6000 pièces d’or à Louis «Fonfeca , & un de 8000 à «Azias Loyola; & que les Hol- «tlandois s’étoient obligés à payer «50000 florins à celui qui «trouveroit le premier le point «de la Longitude »,
(c) Fol. j»/.
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