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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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DE M. DE COU RT A N VAUX. 25distance à la Lune, & de la quantité cle la parallaxe dece dernier astre, ils ne pouvoient que balbutier furles éclipses de Soleil: les observations qu’ils en auroientfaites, pour en déduire les Longitudes de quelqueslieux un peu éloignés les uns des autres, auroient pules jeter dans des erreurs de 2 5 à 30 degrés , &même plus considérables. Képler (a), si je ne metrompe, est le premier qui ait osé se roidir contre letorrent: tout corps opaque présenté au Soleil, jettederrière lui une ombre fort mal terminée ; les bordsde cette ombre font comme une ombre commen-çante, qui se fortifie ou saífoiblit par des dégradationsinsensibles, une pénombre enfin, pour me servir duterme des Astronomes. Dans les éclipses de Lune ilest très - difficile de distinguer cette pénombre desombre véritable, Sc par conséquent de détermineravec quelque précision, les momens du commence-ment & de la fin d’une éclipse. On en peut direproportionnellement autant, des instansde ísi'mmerfionSc de l'émersion , soit des taches de la Lune, soit de laLune même, soit des satellites de Jupiter dans l’ombrede la Terre ou dans celle de Jupiter. Au contraire, ledisque de la Lune se trouvant entre le Soleil & nous,est parfaitement déterminé ; on y distingue mêmeles montagnes & les enfoncemcns de la Lune (b).

(a) In Rudolphìn. cap. XVI & XXXII.

(b) C’est ce que M. Ie prince de Croy nous a assure avoir tres-Uien observé à Calais, sur-tout dans l’Eciipfe de 1765.

D

Ces Éclipsespréférablesfur terre» celles desSatellites.