DE M. DE COURTA NVAUX. 39à en faire usage: on fait cependant honneur de cettedécouverte à Gonsalve Fernand d’Oviedo, & au Vé-nitien Sébastien Cabot, deux exceliens Pilotes, ouplutôt Capitaines de Vaisseaux, qui ont fleuri & écritun peu avant le milieu du xvi. e siècle: il est au moinscertain que ceux-ci ont mis par écrit leurs observa-tions, & ils font peut-être les premiers qui aient avertique cette déclinaison de Faiguille n’é'toit pas la mêmepar toute la Terre.
Cette propriété de la déclinaison de 1 aiguille , deVarier selon les lieux, a fait naître í’idée que les Lon-gitudes pouvoient être connues par la feule obser-vation de cette déclinaison : on a donc étudié les loixde la variation , on a posé des observations pour prin-cipes, on a bâti là-dessus des systèmes, on a nié oualtéré les observations qui ne s’accordoient point avecì’hypothèse embrassée , on a cherché mille prétextespour rendre ces observations suspectes ; les plus sages& les plus éclairés, tels que Guillaume Gilbert, Simon
5 te vin, Dounot & autres, font convenus qu’ii falloirmultiplier les observations, rejeter tous les systèmes,
6 ne consulter que Inexpérience: en effet, l'expériencea montré qu’il n’y avoit point de méridien magné-tique , c’est-à-dire, qu’il n’y avoit aucun méridienterrestre, ni probablement même aucune ligne droiteou aucun grand cercle le long duquel Faiguille ou fûtsans déclinaison, ou en eût du moins une uniforme;d y a plus, la déclinaison n’est pas même constante
Variationde la
déclinaison,ce que l’on enpeut conclurepar rapportaux
Longitudes.